Une souche laissée après l'abattage ne meurt pas toujours immédiatement. Le peuplier, l'ailante, le robinier, l'olivier et certains fruitiers peuvent produire des rejets vigoureux depuis le collet ou les racines. Ces pousses consomment les réserves encore présentes et réoccupent rapidement un massif. Les couper en surface chaque saison entretient parfois le phénomène au lieu de l'épuiser. L'arboriste examine l'essence, la vitalité du cambium et l'étendue des drageons avant de choisir la profondeur de rognage. Le bois mort pose un autre problème. En restant humide au contact du sol, il devient un support pour des champignons lignivores, dont l'armillaire, et peut abriter des insectes xylophages. La présence d'un carpophore, d'un mycélium blanc sous l'écorce ou d'un bois spongieux justifie un diagnostic, surtout près d'arbres à conserver. Les termites exigent également une vigilance particulière dans les zones déclarées infestées. Le rognage retire la masse ligneuse principale, mais ne remplace pas des soins phytosanitaires lorsque le sol ou les végétaux voisins sont déjà touchés. Nous évitons alors de répandre les copeaux suspects en paillage. Ils sont isolés puis évacués avec une filière adaptée. Cette précaution réduit la dissémination, sans présenter le retrait de la souche comme un traitement universel.